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Aimer contrôler ou aimer sans contrôle

 

Lorsque j'ai voulu écrire mon troisième livre qui a pour titre : « L'amour de soi – guérir tout simplement », j'ai demandé à mes guides ce qui rend l'amour si difficile. La réponse insufflée à maintes reprises m'a grandement surprise : la compétition.
 
Ensuite, j’ai entendu en consultation : mon frère était le préféré de ma mère, et je me suis épuisée à être la préférée de mon père. Il n'apprécie pas tout ce que je fais pour lui depuis toujours...
 
C’est vrai que lorsque nous avons accès au meilleur de nous-mêmes, nous y découvrons quelque chose d'unique qui nous émeut profondément. Il ne manque rien à cette expérience. Tout y est entièrement!
 
Quelque chose d'unique ne peut pas être en compétition avec quoi que se soit.

 

Cette réponse de mes guides me fait encore cheminer des années plus tard. Je vois toute l'énergie de certains individus à prouver qu'ils sont les meilleurs, ils sont à vouloir démontrer leurs forces et leurs pouvoirs continuellement. Ils ne souhaitent pas être en relation avec les autres pour les connaitre, ils veulent se faire reconnaitre!
 
J'ai un voisin qui est ainsi, il a peur du rejet, il a été à un moment très envahissant à venir nous dire quoi faire chez nous et comment le faire, et à quel point son savoir-faire à lui est important... Jusqu'à ce que nous ne voulions plus que retrouver la paix. Il a ainsi provoqué la situation qu'il redoutait le plus : le rejet. Comme il perpétue le même schéma, il vit des situations qui le confrontent continuellement avec cette peur. Il attire le conflit et le revit, incapable de se remettre en question, sans jamais réaliser qu’il en est la cause.
 
S'il se remettait en question, il aurait la chance de faire la paix avec lui-même et de commencer à vivre davantage en harmonie avec son environnement aussi.
 
De mon côté, j'ai souhaité voir en moi pourquoi la vie m'avait fait ce cadeau de voisinage avec un emballage si criard!
 
J'ai mis du temps à voir que lorsque les gens sont en compétition les uns avec les autres, ils veulent soumettre les autres à leurs vérités. Vouloir mettre un voile sur l'autre pour avoir toute la lumière sur soi, finalement.
 
Les gens qui sont fortement dans cette dynamique de vouloir soumettre ont généralement deux codes de valeurs, un qui leur donne des droits hors du commun et un autre très rigide auquel les autres devraient se plier.
 
Je n'ai jamais vu ce voisin respecter une loi qu'elle soit municipale, civile, criminelle ou environnementale. Il se croit au-dessus des lois et veut soumettre les autres à ses propres lois.
 
C'est un genre de terroriste mené par sa terreur du rejet. Qui est raisonnable dans l'émotivité extrême? Il pose des gestes démesurés qui provoquent la risée. Et malheureusement revit sa souffrance en lien avec le rejet.
 
Aujourd'hui, j'aurais envie de le prendre dans mes bras et de lui dire que s'il pouvait faire la paix « avec lui-même », sa vie et celle de son environnement seraient plus agréables.
 
Je suis arrivée à cette compassion (enfin) lorsqu'un jour je me suis mis en lien avec l'émotion proche de la folie qui l'habitait. Cette émotion qui peut faire basculer dans la folie et provoquer des drames, je l'ai ressentie de nombreuses fois dans ma jeunesse chez les membres de ma famille. Par mes techniques, j'ai fait la paix avec cette peur en lien avec une possibilité de crever par la folie de l'autre.
 
Pourrais-je un jour comme Bouddha ressentir la détresse de l'autre en conservant ma paix?
 
Aimer, c'est l'énergie du cœur, l'ouverture à la vie, à notre unicité et à celle des autres.
 
Contrôler, c'est l'énergie de la tête, la peur, vouloir soumettre, dominer, terroriser.
 
J'ai déjà entendu : les cons contrôlent, les maitres maitrisent...
 
Lorsque nous sommes en maitrise de nous-mêmes, tout devient si facile.
 
N.B. Depuis ces instants où j'ai fait la paix en moi, la vie se charge de contraindre le voisin aux lois, je n'ai plus à m'en préoccuper. Ça se fait tout seul!